



Les gars, faut pas se leurrer : 84% des filles ne savent pas faire les soldes.
Je vous parle en connaissance de cause : s'il y avait une association des handicapées de la solderie, j'en serais la présidente, la vice-présidente et la trésorière (et je me tirerais avec la caisse pour aller chez Chanel).
C'est vrai quoi, merde! Je peux avoir les comptes en banque qui orgasmisent à la simple vue des "Jusqu'à -70% " affichés partout en ce moment, Il suffit que je vois " Nouvelle Collection (Point Rouge) " écrit quelque part dans la boutique pour que mon maigre pouvoir-d'achat se transforme instantanément en énooooorme vouloir-d'achat. Résultat : je me retrouve toujours avec des dispendieuseté hors-saison. C'est comme ça que je me suis retrouvée les pieds dans mes chaussures pornographiques. Faut dire, elles mon sacrément aguichée ces cochonnes, à prendre des poses dans leur rayon de chez André (dit Dédé-le-Maquereau). Pis comme ça, je saurais quoi mettre si je vais un jour dans une backroom de soirée SM.
Modèle Poker, 59€(pas cher hein?)
bon, après, on n'est pas obligée de se saper en chaudière pour les porter.
Pulls ou débardeur, jupe longue ou courte, dans le doute je crois que je vais TOUT prendre.
A l'instar de Géraldine, qui encore une fois s'avère précurseur, j'ai choisi de passer outre les critiques et d'aller voir « Broken english », de Zoe Cassavetes. Oui, je sais, je suis trop une rebelle! Mais je ne regrette pas de l'avoir fait car c'est un premier film prometteur, tendre et «vraiment rafraîchissant», malgré une trame, hélas, ultra light.
Bon je vous accorde que la jeune réalisatrice était plutôt programmée génétiquement.
Au cas où vous ne le sauriez pas c'est : la fille de John Cassavetes et de Gena Rowlands (qui interprète ici avec son panache habituel la maman de l'héroïne), la soeur de Nick et Alexandra (tous 2 dans le cinéma) et la meilleure amie de Sofia Coppola, qui partage avec elle cet héritage du chromosome 7° art et le goût fashion minimaliste.
George Clooney dans la dernière pub Martini.
Non mais sans déconner, c'est pas la roi de la rodomontade, le George? (Vais me mettre au Martini moi, ça me changera des cocktails maisons des restos chinois).
Ohé les aminches,
De retour après moult péripéties, je sais pas bien par où reprendre le fil pour déméler la pelote de l'inspiration littéraire hautement vervesque qui me caractérise habituellement. Faut dire que j'en ai vu des vertes et prématurées ces dernières semaines. Quelle idée aussi de se faire atomiser les amygdales à 29 ans. Je vous le demande.
Mais, bon. 3 hospitalisations, 2 hémorragies et 1 transfert en ambulance plus tard, me voici de nouveau sur le pont, telle un petit moussaillon du Captain Iglo, avec béret à pompon, bottes en caoutchouc, marinière et tout le bordel (Gautier, la marinière, hein. Faut pas déconner). Lookée donc, mais toujours pas inspirée.
En bonne morue, je me suis alors tournée vers ma muse, Timothy (l'homme qui rit sans faire de bruit). Quelle idée (derechef). On voit bien que c'est l'été et que ça en fout pas une dans les bureaux. J'aurais du me douter de quelque chose rien qu'à voir sa tenue quand je l'ai convoqué. Point de toge, point de couronne de fleurs, point de lyre. En Speedo, qu'il était.
"Qu'est-ce tu fous? T'as vu ta touche?", que j'ai interloqué.
"Ben quoi? C'est jeudi, on a sortie piscine avec le bureau aujourd'hui", qu'y m'a répondu en haussant les épaules.
" Admettons. Bon, ben je sais pas quoi écrire. T'as pas une idée?". Ben si. Des idées, il en avait. T'as qu'à voir :
Bon je ne vais pas vous refaire le coup de la pub 100% Touraine, mais je ne vais pas non plus passer à côté de cette jolie réussite locale qu'a été Terres du son ce WE. Après avoir cherché son public (et le soleil) pendant les 3 premières éditions, ce festival a enfin réussi son rendez-vous, avec chaque jour près de 10 000 personnes réunies dans le parc du château de Candé (oui, nous ici on fait des festochs dans nos châteaux, la classe!). Il faut avouer que cette année la programmation était particulièrement bien faite. Sur les 3 jours j'ai donc fait ma petite sélection, par ordre d'arrivée sur scène:
le duo franco-finlandais The Do , plus rock que folk en live, nous a interprété son excellent tube « on my shoulders », ainsi qu'une reprise inattendue du « crazy » de Gnars Barclay.
Cocoon. Alors eux non seulement j'ai craqué sur leur titre « on my way » et leurs chansons douces, mais en plus ils ont vraiment l'air super sympa (et plutôt canon en ce qui concerne le chanteur)!
Keziah Jones, LA Star du festival, a mis le feu à la prairie avec sa guitare ultra-électrique. Reprenant tous ses hits, de « Blufunk is a fact » à « Rythm is love » en passant par « Beautiful Emily» (spéciale dédicace, sacré Keziah!) impossible de tenir en place! Cerise sur le gâteau il a conclu en beauté avec une reprise de « War » de Bob Marley. Tout bon.
Dimanche, c'était au tour de Micky Green d'illuminer le festival de sa chevelure platine, de sa guitare rose Hello Kitty et de son rire inimitable. Bonne humeur et légèreté rock étaient les bienvenues.
Côté scène locale je retiendrais les Voleurs de swing, ce trio de jeunes musiciens bourrés d'humour, de talents et d'énergie, ainsi que Band at the party, une formation originale mêlant funk et électro.
Bilan du WE: mal de dos, écoeurement à la vue d'un sandwich-merguez, mais musique plein la tête! Vivement l'année prochaine!
(bon ça quand même, on est pas des cochons, j'ai su me tenir sur ce point)
2) ne pas piquer les aliments avec ses baguettes
(comble du comble de l'impolitesse, je l'ai pas fait, je ne savais pas mais je me doutais que ça sentait la connerie le piquage de baguettes)
3) ne pas faire bouger une assiette avec ses baguettes
(je crois avoir fauter là, mais très très discrète pour le coup)
4) ne pas les utiliser pour mélanger les aliments
(ce que j'ai fait, par réflexe, avec ma première soupe miso because y avait des coquillages la gueule ouverte là dedans qui me regardaient)
5) si tu touches un aliment avec tes baguettes, t'es obligé de le manger
(je rappelle qu'il y a eu du sashimi de cheval)
6) toujours passer un plat avec les deux mains (comme pour les cartes de visite d'ailleurs)
Aujourd'hui, le Banc de Morues part en reportage. Parce que ça déconne, ça rigole, n'empèche que telle que vous me lisez, je suis une véritable journaliste d'investigation, une envoyée spéciale de dingue, limite de la graine de Pulitzer qui n'aime rien tant que de se frotter au terrain (s'il a une hygiène corporelle acceptable, hein, faut pas déconner non plus).
Mais bon, étant donné nos moyens (limités) et ma trouille de l'avion (illimitée), pour ce premier duplex, on a fait sobre : je vous cause live from Orléans. Et ici, à Orléans, y'a de la star. De la Nouvelle Star même, si tu vois ce que je veux dire. Mais tu vois : t'as lu mon titre.
Donc le premier concert de Julien Dore en direct de l'Astrolabe, j'y étais. Pour toi lecteur. Enfin, trice.
Avertissement : étant donné nos moyens (toujours aussi limités) et la panne récente de mon Nikon, ce billet sera intégralement illustré avec de la photo de merde ou on voit rien (mais alors rien).
En même temps, ça donne un petit côté arty du plus bel effet. Mais si, mais si.
Le public :
C'est la surprise de la soirée : Julien Doré n'est pas l'homme d'un seul public.
De lolitas m6sées que-c'est-pas-leur-faute-à-elles : point. De lecteur de Technikart-borderline-underground-counter-culture : point. Alors quid?
Ben du jeune (très)
De la personne âgée (très)
De l'Orléanaise BCBG un petit peu aussi (un régal pour les yeux)
La chaleur :
Et je te cause pas de la douce chaleur qui prend ton corps au rythme lancinant des premiers accords de guitare qui envahissent une salle conquise et déjà offerte dans une quasi communion mystique des âmes et du corps. Grave que non. Je te cause de la canicule
intra muros qui s'abat sur toi telle la vérole sur le bas clergé dès que t'as franchi la porte. Il devait bien faire 40°C là-dedans, bonjour le four, j'ai envie de te dire. Résultat cousu de fil blanc : ça puait le dessous de bras là-dedans pire que dans un dojo. Alors que pardon, on avait une source de fraicheur pas loin, t'as qu'à voir. (on remarque au passage l'humilité du Doré, qui n'a pas fait l'erreur de se surestimer : mieux vaut une modeste petite salle complète qu'un gros Zénith à moitié vide, tu me diras).
La musique (ouiii la musiiiiiqueeeee)
Canonne. Mais bon, je suis une sale groupie partiale, alors...
On remarque que le Doré est un véritable homme-orchestre de l'instrument improbable. Clavier bontempi, micro-symbales, métallophone... il a le bon goût d'avoir un budget accompagnement en accord avec mon budget photo.
Les entractes comiques :
Très appréciés par la représentante du troisième âge à ma droite qui s'est crue obligée de ponctuer bruyamment chaque petite phrase du Golden boy par des remarques essentielles. Extrait " aaah quel amour ce garçon" "ce qu'il est trognon tout de même " " c'est mieux qu'un concert de rock, il vont avoir du mal les Dig Up Elvis " " les musiciens sont somptueux " " la choriste est charmante ".
Soit dit en passant, la minette de Cocoon a du apprécier de passer pour une choriste.
Une bien belle soirée en somme! Merci Jean-Pierre, je rends l'antenne.
A vous Cognac-Jay!