Aujourd'hui, le Banc de Morues part en reportage. Parce que ça déconne, ça rigole, n'empèche que telle que vous me lisez, je suis une véritable journaliste d'investigation, une envoyée spéciale de dingue, limite de la graine de Pulitzer qui n'aime rien tant que de se frotter au terrain (s'il a une hygiène corporelle acceptable, hein, faut pas déconner non plus).
Mais bon, étant donné nos moyens (limités) et ma trouille de l'avion (illimitée), pour ce premier duplex, on a fait sobre : je vous cause live from Orléans.
Et ici, à Orléans, y'a de la star. De la Nouvelle Star même, si tu vois ce que je veux dire. Mais tu vois : t'as lu mon titre.
Donc le premier concert de Julien Dore en direct de l'Astrolabe, j'y étais. Pour toi lecteur. Enfin, trice.
Avertissement :
étant donné nos moyens (toujours aussi limités) et la panne récente de mon Nikon, ce billet sera intégralement illustré avec de la photo de merde ou on voit rien (mais alors rien).
En même temps, ça donne un petit côté arty du plus bel effet.
Mais si, mais si.
Le public :
C'est la surprise de la soirée : Julien Doré n'est pas l'homme d'un seul public.
De lolitas m6sées que-c'est-pas-leur-faute-à-elles : point.
De lecteur de Technikart-borderline-underground-counter-culture : point. Alors quid?
Ben du jeune (très)

De la personne âgée (très)

De l'Orléanaise BCBG un petit peu aussi (un régal pour les yeux)

La chaleur :
Et je te cause pas de la douce chaleur qui prend ton corps au rythme lancinant des premiers accords de guitare qui envahissent une salle conquise et déjà offerte dans une quasi communion mystique des âmes et du corps. Grave que non. Je te cause de la canicule
intra muros qui s'abat sur toi telle la vérole sur le bas clergé dès que t'as franchi la porte. Il devait bien faire 40°C là-dedans, bonjour le four, j'ai envie de te dire. Résultat cousu de fil blanc : ça puait le dessous de bras là-dedans pire que dans un dojo. Alors que pardon, on avait une source de fraicheur pas loin, t'as qu'à voir. (on remarque au passage l'humilité du Doré, qui n'a pas fait l'erreur de se surestimer : mieux vaut une modeste petite salle complète qu'un gros Zénith à moitié vide, tu me diras).

La musique (ouiii la musiiiiiqueeeee)
Canonne. Mais bon, je suis une sale groupie partiale, alors...

On remarque que le Doré est un véritable homme-orchestre de l'instrument improbable. Clavier bontempi, micro-symbales, métallophone... il a le bon goût d'avoir un budget accompagnement en accord avec mon budget photo.
Les entractes comiques :
Très appréciés par la représentante du troisième âge à ma droite qui s'est crue obligée de ponctuer bruyamment chaque petite phrase du Golden boy par des remarques essentielles. Extrait " aaah quel amour ce garçon" "ce qu'il est trognon tout de même " " c'est mieux qu'un concert de rock, il vont avoir du mal les Dig Up Elvis " " les musiciens sont somptueux " " la choriste est charmante ".
Soit dit en passant, la minette de Cocoon a du apprécier de passer pour une choriste.
Une bien belle soirée en somme! Merci Jean-Pierre, je rends l'antenne.
A vous Cognac-Jay!