Affichage des articles dont le libellé est la culture qu'est bonne pour les morues. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est la culture qu'est bonne pour les morues. Afficher tous les articles

mardi 30 mars 2010

"Tout ce qui brille" vaut bien de l'or

Sous couvert d'histoire de fiiiiiiiilles, "Tout ce qui brille" s'avère un excellent film, voire LA comédie du printemps (même mon Homme s'est laissé séduire par les frasques de ces 2 copines shoes addicts, mazette!)

Pour celles qui auraient loupé le pitch (autrement dit les ermites privées de TV-Radio-Internet ces 10 derniers jours) je vous fais un bref résumé: Lila et Ely sont 2 copines d'une vingtaine d'années, complices inséparables, qui vivent en banlieue, à 10 minutes de Paris, soit 10 minutes de la vie paillettée dont elles rêvent.

C'est intelligent, c'est frais, c'est drôle et servi tout en finesse par Leïla Bekhti et Géraldine Nakache (également auteur et réalisatrice, la classe!), avec qui on a envie de partager la connivence.

Ici pas de clichés faciles et lourdaux, juste un sens del'observation aiguisé et un humour incisif. Mention spéciale également au dressing de Virginie Ledoyen et à Audrey Lamy (la soeur d'Alexandra oui,oui) magistrale en coach sportif brute de décoffrage.

Un film qui fait du bien et une jeune réalisatrice à suivre de près!

jeudi 25 mars 2010

Devines qui vient dîner?

Jouons! Que font 30 personnes qui ne se connaissent pas, dans un appartement où ils ne sont jamais venus, un verre à la main et le sourire aux lèvres?

Nan ce n'est pas une réunion Tupperware (OK j'ai oublié de préciser qu'il y a du rouge qui tâche dans les verres, pas de l'orangeade maison!), non plus une présentation d'objets hot-hot à faire glousser les morues en mal de sensations fortes ET encore moins un club secret de lecture de "René Angelil: Derrière le conte de fées" (on sait jamais, si ça existe, mieux vaut qu'ils restent discrets...).

Ce sont les participants au Festival de Poche, venus partager un bon moment de zik en privé! Lancée en octobre par Xavier Selva et Culturz cette idée géniale a déjà conquis de nombreux tourangeaux.

Le principe est simple: par cessions de 4 soirées, environ tous les 3 mois, Culturz propose d'assister gratuitement au concert d'un artiste dans le salon d'un accueillant qui ouvre ses portes.

Les inscriptons se font via le groupe facebook, en fonction du nombre de places dispos (autant dire qu'il faut avoir le clic rapide!).

Le soir-même, à 19H, chacun se pointe à l'adresse donnée, apporte une petite collation (encore merci à Aurélie pour sa sublime salade d'hier soir et à celui/celle qui a pensé aux crêpes!), voire son propre coussin pour être sûr d'avoir une place privilégiée et c'est parti pour la soirée!

L'ambiance est top, conviviale et détendue, on retrouve des amis, des collègues, son agent immobilier (Vous ici????!!!) on en rencontre d'autres et on profite d'un concert de manière hyper privilégiée.

Hier soir nous étions donc « chez Caroline » pour écouter Luis Francesco Arena avec sa guitare folk, sa voix plânante, et c'était trop bien... Luis Francesco Arena, third album teaser Luis Francesco Arena MySpace Music Videos Pour info son 3° album sort le 12 avril et pour suivre l'actu des prochains festivals de poche ça se passe ici: www.facebook.com/culturz?ref=profile
et là www.culturz.fr/

mardi 2 février 2010

Et la bonne humeur, un peu plus!

Histoire de bien commencer la semaine je vous présente une nouvelle copine.
Je dis copine parce que Carmen Maria Vega m'inspire vraiment de la sympathie: elle n'a pas sa gouaille dans sa poche, de l'énergie à revendre et un sens de la répartie digne d'une vraie morue!
Une sorte de Florence Foresti de la musique.
Moi qui ne suis pas trop chanson française à texte et bien là j'en redemande.
Voici « la menteuse », accompagnée des zikos de Thomas Dutronc...

jeudi 2 avril 2009

Attention Talent

Parlons un peu culture (mais non ,restez, ça va être bien!).
Ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait découvrir un de nos talents locaux.
Je ne vous parle pas des rillettes d'Hardouin, du nougat de Tours, ni du St Nicolas de Bourgueil, y pas QUE ça en touraine (heureusement...enfin je garde qd même le St Nicolas!)
Non, il y a aussi une jeune garde artistique en ébullition dont une des têtes de file se nomme « Dorothy Shoes ».
Sous ce pseudo se cache Eglantine Le Coz (fille de l'écrivain Martine Le Coz, oui madame!) une jeune photographe qui ressemble à une petite poupée rousse tout droit sortie du Magicien d'Oz (ah ce serait donc ça?!), solaire, rieuse et talentueuse.
Ici tout le monde se l'arrache: expo, couv' d'albums, affiches, programmes...Dorothy est partout!
Son truc à elle ce sont les portraits qui racontent des histoires.
Et pour être photographiée par Dorothy pas la peine de ressembler à Agyness ou Natalia, ce qui l'inspire ce sont les « gueules », les visages de caractère, les personnalités qui en dégage!
Après de longues discussions avec ses « sujets » elle en recueille la substantifique moëlle, ce qui fait leur différence, leur passé, leurs passions et les imagine alors dans une de ses mises en scène (elle vient du théâtre!).
Le résultat est sublime, étrange, troublant et toujours poétique.
Je vous conseille d'aller faire un tour sur son site pour mieux découvrir cet univers foisonnant: http://www.dorothy-shoes.com/ Après avoir balladé ses shoes en Indonésie, en Ukraine, en Hongrie, en Belgique, la prochaine étape pour Dorothy c'est une expo à NY en avril et, coup de chance, I'll be there!
Promis je vous raconterai.
A Suivre!

dimanche 1 mars 2009

Have you met Ted?

J'avoue je suis totalement accroc à la série « How I met your mother ». Pour les non-initié(e)s je vous fait rapidement le pitch: chaque épisode commence en 2030, époque où Ted Mosby raconte à ses 2 enfants comment il a rencontré leur mère (et là vs me dites « Ah OK, d'où le nom de la série! », bravo!).
Le truc c'est qu'il a décidé de leur raconter TOUT son parcours pour en arriver jusqu'à cette fameuse rencontre! A coups de flash-backs on découvre alors Ted, séduisant et romantique architecte New-Yorkais (tout pour plaire!) et sa bande de fidèles copains, avec toutes leurs aventures de joyeux trentenaires urbains. - Robin, présentatrice de la chaîne de TV locale (ah ouais?!) a pour particularité d'être sexy, célibataire, totalement flippée par les enfants et surtout canadienne!

- Marshall et Lily (interprété par Alison Hannigan, la petite rouquine de Buffy et American Pie. Ça c'est de la référence madame!) c'est le couple d'éternels amoureux, totalement fusionnels, qui ne se sont pas quittés depuis leur rencontre à la fac, qui n'ont jamais « fauté » avec d'autres et qui n'ont jamais quitté Ted non plus puisqu'après avoir partagé leur chambre d'étudiants ils vivent tous les 3 dans le même appart. - Et puis il y a Barney (alias l'excellent Neil Patrick Harris - vous vous rappelez de Dr Doogie?)roi du laser game, don juan de Manhattan à l'imagination débordante pour attirer le + grand nombre de nanas dans son lit et au dressing de costards à faire palir Sarah Jessica Parker herself!
Chacune de ses apparitions et de ses répliques sont cultes (enfin je veux dire legen...wait fot it...dary)! Il a même ses propres groupes de fans sur Facebook, c'est dire l'ampleur du « phénomène ».

C'est frais, c'est hyper drôle, les personnages sont très attachants, c'est du Friends en + incisif et surtout + politiquement incorrect, que du bon!
Cerise sur le gâteau il y a aussi qq guests: Heidi Klum, Enrique Iglesias, Dawson... et Britney Spears totalement crédible en secrétaire neuneu. La série est un carton aux USA où la reprise de la saison 4 a comptabilisé pas moins de 9,7 millions de téléspectateurs.

Perso je suis tombée dedans il n'y a pas longtemps mais j'ai rapidement rattrappé le temps perdu (car, sans le savoir, c'était clairement du temps perdu!) et j'ai contaminé qq personnes de mon entourage au passage, à commencer par mon Aimé qui est à donf aussi. Maintenant nous en sommes à l'épisode 14 de la saison 4 et on ne connait TOUJOURS pas l'identité de la future femme de la vie de Ted!!!!

Il faut donc être patients, ce qui n'est pas vraiment dans mes attributions...Autant vous le dire je suis à cran!

dimanche 15 février 2009

De l'utilité d'un tapis de bain

Salut à tous, bon tout d'abord toutes mes confuses pour cette longue absence blogesque dûe à un over-booking au boulot. En même temps laisser place à la libre-expression de Milou est toujours un grand moment de délectation! Bref, ça bouge, ça bouge, résultat tout le reste passe à la trappe... shame on me comme dirait (aurait dit?!) Ophelaï. Bon mais là il faut que je partage avec vous une vraie découverte qui justement adoucie les moeurs en temps de surcharge professionnelle. J'ai trouvé sur le net un vrai bon plan détente et détox: Ledjam Radio: http://www.ledjamradio.com/

Baptisée "la radio éclectique" elle déroule de la musique non-stop et mélange les styles tout en affichant une sélection pointilleuse.

Ça va de Marvin Gaye aux Puppini Sisters en passant par Herman Düne, David Bowie, les Beatles, les Black Eyed Peas, des BO, le dernier Scarlett Johansson... Bref, il suffit de se connecter et de se laisser aller.

En + il y a des photos plutôt sympas qui défilent et des extraits de répliques de films bien senties. Certains créneaux sont thématiques, j'ai ainsi pu m'offir un gros kiff avec une sélection brésilienne, le top des antidépresseurs en cas de baisse de régime hivernale!

En revanche il y a 1 danger à éviter: écouter Ledjam dans son bain! Je tiens à le mentionner car j'ai moi-même vécu cette expérience qui aurait pu s'avérer douloureuse. Je vous fait le pitch: un début de soirée seule chez moi. Je l'avoue parfois ça a du bon! Je m'étais concocter un programme de folie à base de: bon bouquin, masque à l'argile, bain fumant aux huiles essentielles et Ledjam en fond musical, huummm, jubilatoire! Grosse détente quand tout à coup, du bureau jusqu'à ma baignoire me parvient un morceau de Ben Harper inconnu au bataillon?!

Fractures conjointes de l'oreille et du myocarde, c'est trop beau, il faut que je sache ce que c'est! Extirpation du bouillon, accélération sur carrelage de la sbd, évitage de cassage de dents avec rattrapage sur coin du lavabo avant de négocier un virage glissant pour enchaîner sur le couloir, arrivée mouillée sur le coco du bureau et là bien sûr PAS 1 STYLO!!!

Demi-tour vers l'entrée, ou le tiroir regorge de choses inutiles et indispensables telles qu'un vieux Bic. Tjs nue comme un vers (bah oui forcément, dans la précipitation!), retour dans le bureau, oups l'eau moussante sur le coco ça fait des marques...vais me faire engueuler moi, pour ENFIN noter le titre de cette chanson tombée du ciel.

Mission accomplie, mais à quel prix, je pense que les bienfaits du masque à l'argile ont été anéantis en 20 secondes avec ce périple.

Vous l'aurez donc compris, pour éviter tout effet indésirable, l'écoute de Ledjam radio est recommandée avec un papier et un crayon à portée de main.

Alors oui, depuis cet épisode il y a une petite marque sur le sol du bureau, mais je me délecte de « Morning yearning » et je vous fait profiter de ce superbe clip signé Heath Ledger, alors bon, on peut dire que c'était pour la bonne cause?!

jeudi 5 février 2009

Et maintenant, une petite page de réclame



Yo les boulons!

Aujourd'hui, Le Banc de Morues vous propose un produit télévisuel hors du commun.

Figure-toi que le Djoudge (mais si, tu sais, celui qui nous avait fait découvrir le serre-chatte), en dehors de passer des heures sur le Grand Internet à dégoter des trucs super utiles, il a un vrai métier. Si si. Il fait dans le cinéma.

Et là, il a monté un doc bombesque sur les vilains bandits dont nous autre le public demeuré, on fait des vedettes. Il y a 2 versions : une courte, une longue. Je te conseille la longue bien sûr, mais tu me connais, je suis une gourmande.

Ça s'appelle GANGSTAR et ça sera diffusé ce mois-ci :

Sam.07 - 22h25 Canal+ (version 26min) Sam.07 - 01h00 Canal+ Décalé (version 52min) Ven.13 - 19h50 Canal+ Cinéma (version 52min) Dim.15 - 23h15 Canal+ Cinéma (version 52min) Mar.17 - 11h35 Canal+ Cinéma (?) Mar.17 - 16h15 Canal+ Décalé (?) Jeu.19 - 00h00 Canal+ Cinéma (?) Jeu.26 - 11h20 Canal+ Cinéma (?)


Alors tout le monde à son décodeur. D'autant que si vous regardez pas, je vous jette un sort et vous mourez.

Et vous serez bien emmerdés.


jeudi 4 décembre 2008

Tag : la BO de ma life

Bien, bien, bien.
Sur un charmant tag de la mère
Opio, je vous colle 5 chansons que j'aime d'amour. Même que des fois je me dis que ma vie serait moins bien si elles n'avaient pas écrites.

On commence fort, on déchire son jean neige et on s'allume une chester (ces clopes dégeulasses qu'on fumait à l'époque, but why?). C'est Noir Dés' et Tostaky of course, et en public parce que Bertrand Cantat.


On s'arrête pas et on se colle un bon vieux Metalloche dans les esgourdes. Bon celui-là c'est un soft mais le hard avec un orchestre symphonique, moi, ça me rend chose. (vous pouvez zapper la 1e minute : c'est bien les orchestres symphoniques, mais ça met du temps à s'accorder...) (Nothing else matters sur S&M)


Un petit Pixies pour la route avec le cultissime Where is my Mind. (sur un faux clip avec du brad pitt dedans. que demande le peuple de l'internet?)


Et pan, on embraye sur un Radiohead avec 2+2=5. Pas de commentaire. Sont forts ces cons là. 
<

Et on termine tranquille sur une musique pour faire du sexe dessus. Tu sais, du sexe tendre mais un peu crade quand même. C'est l'effet Tricky avec Hell is round the corner et c'est valable pour tout l'album Maxinquaye (surtout pour Abbaon Fat Tracks). Les fans de Portishead vont en recracher leur piémontaise de midi. Oui, c'est le même sample que Glory Box, non on ne sait pas vraiment qui l'a écrite en premier mais ils bossaient vachement ensemble à l'époque. 
(en revanche désolée pour le clip bof et le poème lourdingue à la fin, les autres vidéos ne passaient pas)



Et je taggue donc soso, will le tourangeau et m'ili, ma co-morue (y'a pas de raison).

jeudi 9 octobre 2008

Je travaille le samedi. Moi.

Oyé Oyé les timballes ! parlons boulot, parlons peu, parlons bien !

Samedi 4 octobre, 15h30, jardin des Tuileries, réunion bisannuelle. Trop dur hein.

Les avis de la presse sont mitigés, mais j'ai aimé. C'était sobre, chic et doux. Palette de couleurs chaudes et poudrées, de la crêpe, du lamé, des volants. Résolument élégant et contemporain.

On aime chez les Morues.

PS: première brève rencontre avec Géraldine que j'ai repéré direct avec son mètre 80, sa chevelure de feu et son appareil photo à la main (de la taille d'un Kelly l'appareil photo, énorme)

mercredi 24 septembre 2008

Oléron: air 24°, eau 18°, pineau 16°, QI 114

Oyé Oyé les lingettes!


C'est le come back des vacances de l'amour, le dur retour à la réalité et le baobab dans la main que je suis rentrée chez moi.

Et oui, 9 semaines de vacances d'un coup, moi ça me donne le temps d'oublier que je suis une femme qui travaille parfois, mariée qui plus est, et qui doit rentrer au foyer un jour. Depuis j'ai la tête dans le guidon du volant, faut bosser, y a des collections à finir, l'AW 09 n'est pas loin, après vous allez chialer si le blazer bleu marine 2008 nous pond pas un petit frère. Donc je ponds, et entre deux couveuses j'ai juste le temps d'un petit post parce que vous me manquez !


Tout d'abord, comme de bien entendu nous sommes tous passionnés d'histoire dans la bande de potos, nous avons illico presto fait un petit tour près du Fort Boyard.

"dis donc quelle fortification! on se foutait pas de nous en 1857. J'y chercherais bien les clefs magiques de la cage des tigres de Felindra avec les écus dorés qui me tombent sur le ventre moi"

Mais les vacances c'est pas que faire les passe-partout sur un Rhea qui pêche pas, ah nan nan nan nan ! c'est aussi beacher et bronzer.


Bronzer j'ai dit - je t'ai entendu là bas au fond avec ton coup de soleil de chiottes, jalouse-

On a aussi beaucoup bu, beaucoup fumé.


-PS1: ça rattrape vite fait bien fait les futurs 9 mois d'abstinence en vue d'un drôle qui pointe pas le bout de son tarin -bordel-
-PS2: très important, il nous a, malheureusement, manqué une morue pour finir le rosé aux advil.

On a immortalisé l'instant recto/verso, soit 19 x 2 fesses flashées d'un coup d'un seul.

(Didi tu sors)



Et puis changement de hobbies, y a pas qu'au pays des toges en tongs qu'on force sur l'athlétisme, mon sportif et un tantinet rigolo de mari nous a fait du saut en longueur.


(sans le battement de jambes en l'air -excuse-)


"la Miche" aussi.

(on sait pas trop dans quel sens le saut mais la réception fut sablée)





mardi 16 septembre 2008

Merci ARTE d'avoir eu la bonne idée de diffuser, 5 jours avant sa sortie en salle, « La Belle Personne », le dernier film tant attendu (en tous cas par moi!) de Christophe Honoré. Si l'on ne retrouve pas ici la fougue des « Chansons d'Amour », la sensibilité et la patte d'Honoré sont bien là. Revisitant l'histoire de la Princesse de Clèves version 2008, les clins d'oeil sont subltils et légers: une note de clavecin par-ci, un Nemours joué par Louis Garrel par-là (je vous refais pas sa fiche, vous savez que je craque à tous les coups). Il donne à cette histoire d'amour intemporelle son ton hyper contemporain,

où chaque sentiment est finement dépeint, analysé, où les regards en disent long. Décidément ce réalisateur n'a pas fini de m'étonner.
Bien que son style revival Nouvelle-vague soit aujourd'hui connu, il en a une parfaite maîtrise. Autour de lui on retrouve sa fidèle équipe de comédiens (Garrel, Le Prince-Rinquet, Hesme), mais c'est une nouvelle venue qui porte le film et interprète Junie, celle dont le coeur va vasciller. Elle s'appelle Léa Seydoux et crève l'écran. Enigmatique, la peau diaphane, le regard félin, elle a une vraie grâce et son jeu est impeccable. Une fille à suivre et un film à recommander.

mardi 9 septembre 2008

T'en veux? j'en ai de la bonne...

Grisbi - Playtime
Bon.
Avec nos histoires de fesses, ça fait bien longtemps qu'on a pas parlé de musique ici. Résultat, j'ai failli vous laisser passer à côté de ma nouvelle addiction acoustique. En plus, cocorico, j'ai envie de te dire, parce que les Grisbi, c'est du tourangeau pure rillettes, estampillé Nos Régions ont du Talent comme chez Édouard Leclerc.
Ecoutez-moi un peu ça qu'on en reparle. Vous allez voir, ça déchire.
Bon, en revanche, ils sont trop petits pour être sur deezer. Mais c'est pas grave, je vous trouvé d'autres trucs, comme le myspace, qu'est là. Et puis comme ça, vous pourrez toujours dire que vous les avez découverts avant tout le monde quand ils seront over connus.
Bon, je me casse, je vais à ma réunion de parents d'élèves (je vous jure, c'est dur d'être rock&roll au quotidien).

mercredi 30 juillet 2008

Lettre Ouverte

Cher Diastème,
Après avoir dévoré pendant mon adolescence tes chroniques-courrier-lecteur dans "20 ans" (j'en avais alors 12 et la simple lecture de ce mag encanaillé me donnait l'impression de devenir "une Femme") c'est à mon tour de t'écrire.
Tout d'abord pour te féliciter, car ta carrière discrète mais prolifique est une très belle réussite. Roman, théâtre, musique et cinéma, un artiste complet à qui tout réussit!
Ton univers, drôle et d'une sensibilité rare me touche et m'émeut (ça y est, je l'ai placé, j'adore ce mot, surtout depuis que j'ai vu "les Apprentis").
Tes personnages sont beaux, tendres, et assument leurs faiblesses et leurs folies sans jamais paraître mièvres. Du vrai romantisme humain.
Si je t'écris aujourd'hui c'est bien sûr parce que je suis allée voir "Le Bruit des gens autour", ton 1er film dont tu as eu la bonne idée de partager le scénario avec Christophe Honoré.
Un sans faute , que ce soit dans le choix des acteurs, des répliques, ou encore de la trame sur fond de festival d'Avignon.
Je me suis laissée emporter et je serais bien restée un peu plus longtemps à leurs côtés.
Je ne suis pas du genre à citer Télérama, mais pour le coup j'ai trouvé la critique de Jérémie Couston très juste: "Le Bruit des gens autour" appartient à cette catégorie de films dont on n'attend rien mais qui donnent beaucoup.
Subtilement, tu y as glissé des petites références à ton univers, comme l'affiche de la pièce réunissant Frédéric Andrau et Emma de Caunes qui reprend celle de "La Nuit du thermomètre". J'avais passé un très bon moment au théâtre et c'était bien de retrouver ici votre trio, dans ces coulisses où la fiction rejoint certainement un peu de réalité.
Le film m'a également donné envie de relire "un peu d'amour", ton recueil de nouvelles qui m'avait fait passer du rire aux larmes (Milou pourra en témoigner!). C'est d'ailleurs ça ton talent, jouer tout en nuance sur les sentiments.
En conclusion, cher Diastème, je n'aurais qu'un mot à dire: Ne change rien, continue comme ça.

mardi 22 juillet 2008

Flower for Zoe

A l'instar de Géraldine, qui encore une fois s'avère précurseur, j'ai choisi de passer outre les critiques et d'aller voir « Broken english », de Zoe Cassavetes. Oui, je sais, je suis trop une rebelle! Mais je ne regrette pas de l'avoir fait car c'est un premier film prometteur, tendre et «vraiment rafraîchissant», malgré une trame, hélas, ultra light. Bon je vous accorde que la jeune réalisatrice était plutôt programmée génétiquement. Au cas où vous ne le sauriez pas c'est : la fille de John Cassavetes et de Gena Rowlands (qui interprète ici avec son panache habituel la maman de l'héroïne), la soeur de Nick et Alexandra (tous 2 dans le cinéma) et la meilleure amie de Sofia Coppola, qui partage avec elle cet héritage du chromosome 7° art et le goût fashion minimaliste.

là en revanche les tatanes dorées suis pas sûre... Zoe a toutefois fait de nombreux détours avant de passer derrière la caméra (photographe, animatrice TV...). Tout comme son héroïne elle a d'ailleurs travaillé dans un hôtel arty-chic avant de fréquenter les membres de l'arty-show (ça c'est cadeau, c'est pour moi!) new-yorkais. Peu à peu elle a pris son élan et, à 38 ans, suivant les préceptes de son brillant papa, elle choisit pour son 1er scénario « d'écrire sur ce qu'elle connait». L'histoire de cette trentenaire célibataire en quête d'amour sent effectivement le vécu (Zoe est elle-même tombée amoureuse d'un frenchie, membre de Scratch massive, qui signe ici une excellente BO sur laquelle apparait également Phoenix, copine oblige!). Pour en revenir au film il manque indéniablement de rythme et de fond. Mais sa réussite tient au rôle principal, celui de Nora, interprétée par la talentueuse Parker Posey. Avec sa sensibilité et sa grâce elle donne à ce personnage de girl next door l'étoffe d'une héroïne, attachante, humaine et terriblement contemporaine. Ici pas de branchitude, juste du bon goût, tout en finesse. L'esthétique de Zoe Cassavetes est léchée, pointue et sans emphase. Bien que l'on devine rapidement la fin de l'histoire, on prend plaisir à suivre le parcours de cette jeune femme à laquelle il est facile de s'identifier (et je ne dis pas ça uniquement parce qu'elle déjeune à l'hôtel Amour!)
Un jour où l'autre nous sommes toutes passées par là et Zoe Cassavetes a parfaitement su retranscrire les doutes, les angoisses et les aléas de cette situation d'attente où la crainte et l'envie ne cessent de se juxtaposer. Vivement son second film!
Photos Allocine

lundi 14 juillet 2008

Terres du son

Bon je ne vais pas vous refaire le coup de la pub 100% Touraine, mais je ne vais pas non plus passer à côté de cette jolie réussite locale qu'a été Terres du son ce WE. Après avoir cherché son public (et le soleil) pendant les 3 premières éditions, ce festival a enfin réussi son rendez-vous, avec chaque jour près de 10 000 personnes réunies dans le parc du château de Candé (oui, nous ici on fait des festochs dans nos châteaux, la classe!). Il faut avouer que cette année la programmation était particulièrement bien faite. Sur les 3 jours j'ai donc fait ma petite sélection, par ordre d'arrivée sur scène:

le duo franco-finlandais The Do , plus rock que folk en live, nous a interprété son excellent tube « on my shoulders », ainsi qu'une reprise inattendue du « crazy » de Gnars Barclay. Cocoon. Alors eux non seulement j'ai craqué sur leur titre « on my way » et leurs chansons douces, mais en plus ils ont vraiment l'air super sympa (et plutôt canon en ce qui concerne le chanteur)! Keziah Jones, LA Star du festival, a mis le feu à la prairie avec sa guitare ultra-électrique. Reprenant tous ses hits, de « Blufunk is a fact » à « Rythm is love » en passant par « Beautiful Emily» (spéciale dédicace, sacré Keziah!) impossible de tenir en place! Cerise sur le gâteau il a conclu en beauté avec une reprise de « War » de Bob Marley. Tout bon. Dimanche, c'était au tour de Micky Green d'illuminer le festival de sa chevelure platine, de sa guitare rose Hello Kitty et de son rire inimitable. Bonne humeur et légèreté rock étaient les bienvenues.

Côté scène locale je retiendrais les Voleurs de swing, ce trio de jeunes musiciens bourrés d'humour, de talents et d'énergie, ainsi que Band at the party, une formation originale mêlant funk et électro.

Bilan du WE: mal de dos, écoeurement à la vue d'un sandwich-merguez, mais musique plein la tête! Vivement l'année prochaine!

lundi 7 juillet 2008

Cuisine Nippone, les 10 commandements

1) ne pas lécher ses baguettes

(bon ça quand même, on est pas des cochons, j'ai su me tenir sur ce point)

2) ne pas piquer les aliments avec ses baguettes

(comble du comble de l'impolitesse, je l'ai pas fait, je ne savais pas mais je me doutais que ça sentait la connerie le piquage de baguettes)

3) ne pas faire bouger une assiette avec ses baguettes

(je crois avoir fauter là, mais très très discrète pour le coup)

4) ne pas les utiliser pour mélanger les aliments

(ce que j'ai fait, par réflexe, avec ma première soupe miso because y avait des coquillages la gueule ouverte là dedans qui me regardaient)

5) si tu touches un aliment avec tes baguettes, t'es obligé de le manger

(je rappelle qu'il y a eu du sashimi de cheval)

6) toujours passer un plat avec les deux mains (comme pour les cartes de visite d'ailleurs)

soupe miso aux coquillages
assortiments de suhis
sashimi de cheval et bœuf au citron vert
salade de pieuvre au soja et piment rouge
lamelles de canard et son bouillon
tofu tiède au gros sel et wasabi
boeuf de kobé au grill

7) j'oubliais le verre de saké entre chaque plats

y avait 12 plats......

....et ce sera 7 (les commandements)

mercredi 2 juillet 2008

J'y étais : le premier concert de Julien Doré

Aujourd'hui, le Banc de Morues part en reportage. Parce que ça déconne, ça rigole, n'empèche que telle que vous me lisez, je suis une véritable journaliste d'investigation, une envoyée spéciale de dingue, limite de la graine de Pulitzer qui n'aime rien tant que de se frotter au terrain (s'il a une hygiène corporelle acceptable, hein, faut pas déconner non plus).

Mais bon, étant donné nos moyens (limités) et ma trouille de l'avion (illimitée), pour ce premier duplex, on a fait sobre : je vous cause live from Orléans. Et ici, à Orléans, y'a de la star. De la Nouvelle Star même, si tu vois ce que je veux dire. Mais tu vois : t'as lu mon titre.

Donc le premier concert de Julien Dore en direct de l'Astrolabe, j'y étais. Pour toi lecteur. Enfin, trice.

Avertissement : étant donné nos moyens (toujours aussi limités) et la panne récente de mon Nikon, ce billet sera intégralement illustré avec de la photo de merde ou on voit rien (mais alors rien).

En même temps, ça donne un petit côté arty du plus bel effet. Mais si, mais si.

Le public :

C'est la surprise de la soirée : Julien Doré n'est pas l'homme d'un seul public.

De lolitas m6sées que-c'est-pas-leur-faute-à-elles : point. De lecteur de Technikart-borderline-underground-counter-culture : point. Alors quid?

Ben du jeune (très)

De la personne âgée (très)

De l'Orléanaise BCBG un petit peu aussi (un régal pour les yeux)

La chaleur :

Et je te cause pas de la douce chaleur qui prend ton corps au rythme lancinant des premiers accords de guitare qui envahissent une salle conquise et déjà offerte dans une quasi communion mystique des âmes et du corps. Grave que non. Je te cause de la canicule

intra muros qui s'abat sur toi telle la vérole sur le bas clergé dès que t'as franchi la porte. Il devait bien faire 40°C là-dedans, bonjour le four, j'ai envie de te dire. Résultat cousu de fil blanc : ça puait le dessous de bras là-dedans pire que dans un dojo. Alors que pardon, on avait une source de fraicheur pas loin, t'as qu'à voir. (on remarque au passage l'humilité du Doré, qui n'a pas fait l'erreur de se surestimer : mieux vaut une modeste petite salle complète qu'un gros Zénith à moitié vide, tu me diras).

La musique (ouiii la musiiiiiqueeeee)

Canonne. Mais bon, je suis une sale groupie partiale, alors...

On remarque que le Doré est un véritable homme-orchestre de l'instrument improbable. Clavier bontempi, micro-symbales, métallophone... il a le bon goût d'avoir un budget accompagnement en accord avec mon budget photo.

Les entractes comiques :

Très appréciés par la représentante du troisième âge à ma droite qui s'est crue obligée de ponctuer bruyamment chaque petite phrase du Golden boy par des remarques essentielles. Extrait " aaah quel amour ce garçon" "ce qu'il est trognon tout de même " " c'est mieux qu'un concert de rock, il vont avoir du mal les Dig Up Elvis " " les musiciens sont somptueux " " la choriste est charmante ".

Soit dit en passant, la minette de Cocoon a du apprécier de passer pour une choriste.

Une bien belle soirée en somme! Merci Jean-Pierre, je rends l'antenne.

A vous Cognac-Jay!